Sylvain ALTGLAS
Guillaume  BECKER
Giancarlo  BIANCA
Alain BORGHETTI
Daniele BOTTICELLI
Jean-Pierre BRUN
Dominique CASPAR
Marwan DAAS
Marco DEGIDI
Bertil FRIBERG
Ueli GRUNDER
Stefan HOLST
Marie-Claire HUGLY
Reinhilde JACOBS
Simon Storgård JENSEN
Pierre KELLER
Georges KHOURY
Björn KLINGE
Olivier LE GAC
Marc LIPPERT
Stefan LUNDGREN
Amélie MAINJOT
David NISAND
Patrick PALACCI
Armand Régis PARANQUE
Bjarni E. PJETURSSON
Irena SAILER
Yves SAMAMA
David SARMENT
James M STEIN
Philippe TARDIEU
Pascal VALENTINI
Présidents de session :
Xavier ASSEMAT-TESSANDIER,  Marc LIPPERT

Serge ARMAND (Toulouse, France)

Président scientifique


Friedrich NEUKAM (Erlangen-Nuremberg, Allemagne)

Président scientifique


Sylvain ALTGLAS (Paris, France)

L’extraction d’une dent du secteur antérieur dont l’infection a résorbé la paroi osseuse vestibulaire, se solde généralement par l’effondrement de la crête résiduelle et la création concomitante d’un défaut gingival esthétique majeur. Pour éviter ce phénomène dû à la cicatrisation tissulaire, une attention particulière doit être apportée au tissu gingival et au tissu osseux  sous-jacent lors de l’extraction de l’organe dentaire, le but étant la reconstruction du futur site récepteur de l’implant ainsi que sa restauration prothétique. Le protocole opératoire devra nécessairement inclure :
-    une extraction la plus a-traumatique que possible ?
-    une greffe de bio-oss foulée dans l’alvéole résiduelle au moment même de l’extraction,
-    une greffe de tissu conjonctif enfoui, permettant à la fois de doubler la paroi gingivale vestibulaire et de recouvrir le biomatériau ; la greffe sera ainsi protégée et sécurisée durant la phase de cicatrisation.
Cette reconstruction péri-implantaire à visée esthétique nécessitera une réhabilitation en deux temps opératoires (reconstruction des tissus et mise en place de l’implant, 3 ou 4 mois plus tard).


Guillaume  BECKER (Carpentras, France)

La planification est  la clef de voute de toute réhabilitation prothétique. « La prothèse guide la chirurgie » est un concept qui permet un résultat esthétique et fonctionnel prévisible. Avec l’omniprésence de l’informatique au cours de nos plans de traitement, et grâce à l’établissement de protocoles précis nous pouvons obtenir une bonne reproductibilité de nos réhabilitations. Nous décrirons l’utilisation des nouvelles technologies, de l’analyse pré-implantaire à la réalisation de la prothèse d’usage, en passant par la communication avec le laboratoire.


Giancarlo  BIANCA (Marseille, France)

Les protocoles actuels de mise en charge immédiate nous permettent de proposer la pose d’implants et de provisoires fixes immédiats en une seule séance.
Les techniques d’extraction et implantation immédiate peuvent se réaliser avec une certaine prévisibilité esthétique des restaurations, dès lors que nous observons plusieurs conditions.
Le logiciel de planification Simplant® associé à la chirurgie guidée contribue largement à améliorer l’approche de ces protocoles. Ce qui nous permet d’aborder les chirurgies avec ou sans lambeau sur un plus grand nombre de sites implantaires, tout en optimisant la position de nos implants, la gestion des tissus durs et des tissus mous et la pose immédiate de la prothèse transitoire en fin d’intervention.

Ce provisoire guidera la cicatrisation tissulaire et préservera l’esthétique de nos patients.


Alain BORGHETTI (Martigues , France)

L’alvéole d’extraction subit une résorption pendant sa cicatrisation, dont les 2/3 surviennent dans les 3 premiers mois. Cette altération volumétrique concerne environ 50% de l’épaisseur de la crête et 1mm de sa hauteur. Il s’agit essentiellement d’une résorption nettement plus prononcée de la corticale vestibulaire, expliquée par la nature de l’os à ce niveau. Comme l’implantation immédiate ne préserve pas mieux la table osseuse vestibulaire, il faut avoir recours à des techniques de comblement de l’alvéole, plus ou moins associées à une couverture de cette alvéole par du conjonctif ou autre substitut collagénique.


Daniele BOTTICELLI (Rimini, Italie)

La pose d'un implant dans un alvéole, immédiatement après l'extraction de la dent, n'est pas en mesure de maintenir le volume de l'os alvéolaire lors de la cicatrisation, tel que l'ont montré de récentes expérimentations et études cliniques. En dépit de ces preuves expérimentales et cliniques, cette technique est considérée par de nombreux cliniciens comme reproductible et capable d'offrir des résultats esthétiques et fonctionnels satisfaisants, tel que l'ont décrit plusieurs rapports cliniques. De récentes revues de littérature révèlent toutefois que très peu de publications scientifiques se rapportent à des résultats à long terme (supérieurs ou égaux à cinq années). Au cours de cette conférence, des études expérimentales et cliniques seront présentées en vue de décrire une série de variables qui peuvent influencer la cicatrisation lors d'implantation immédiate et les résultats obtenus. Certaines controverses entre les résultats cliniques et histologiques seront clarifiées.


Jean-Pierre BRUN (Grenoble, France)

La seule obtention de l'ostéo intégration était le critère univoque des implantologistes des années 80. Esthétique et nettoyabilité discutables, critères occlusaux mal connus, bris prothétiques à court terme et délais après avulsion comme avant mise en charge supérieurs à 6 mois étaient leur quotidien.Les années 90 ont vu se rationnaliser cette implantologie sur les critères approchant ceux de la dentisterie prothétique sur dents naturelles.
Les chirurgies plus lourdes ont fait leur arrivée avec l’objectif de recréer les couloirs prothétiques.
Les biomatériaux et les ROG, comme la MCI, ont allégé dans les années 2000 les parcours de soins, permettant d’attendre les vrais temps de cicatrisation des tissus calcifiés comme non calcifiés et de l’EB.
La compréhension des transmissions de forces  a permis de clarifier les notions de relations occlusales et d’accroitre confort et succès des réalisations.
De multiples suggestions techniques ont voulu révolutionner des acquis qui ont montré leur bien fondé au fur et à mesure des recul cliniques acquis et perçus comme des succès par les patients traités.
La recherche du naturel et la fiabilité, de plus en plus appelées par les patients et aidées par l’arrivée de techniques de compensation prothétique et par des résines et céramiques esthétiques de fausse gencive ont ouvert l’accès à une implantologie allégée pour eux.
Alliées aux technologies Cad Cam avec les lectures optiques transmises par scanner et fichiers informatique des données cliniques, ces avancées radicales semblent être la bonne voie pour favoriser une implantologie où la technique dite encore métallurgique est si essentielle dans cette science sans ligament.
Par quel cheminement passionnant s'est inscrite cette demande et comment la profession l'appréhende-t- elle en 2011 ?
Comment trouver le consensus du succès à travers les propositions constantes des industriels et cliniciens de nouveau choix ?
L’essentiel ne nous semble pas d’aller au plus pressé mais au plus sûr.


Dominique CASPAR (Aix les Bains, France)

La précision chirurgicale que nous pouvons obtenir à main levée semble aujourd'hui insuffisante en réponse aux objectifs biologiques, biomécaniques et esthétiques définis par la littérature mondiale.
La prédictibilité et la reproductibilité de la précision obtenue en chirurgie guidée nous permet par contre d'aborder sereinement ces chalenges et nous donne accès à des solutions thérapeutiques inenvisageables auparavant.
Les guides chirurgicaux stéréo lithographiques sont devenus en quelques années des outils incontournables de progrès dans notre discipline et justifient l'intérêt que leur portent aujourd'hui toutes les sociétés Implantaires.


Marwan DAAS  (Paris, France)

Il est indiscutable aujourd’hui que les traitements par mise en charge immédiate permettent d’assurer un résultat fiable et prévisible tout en réduisant au maximum l’inconfort du patient lui permettant ainsi un retour rapide à la vie sociale et professionnelle. Ce protocole de traitement est en effet validé par de nombreuses études de haut niveau de preuve aussi bien pour l’édenté complet mandibulaire que pour l’édenté complet maxillaire.
Cependant, les différentes études évoquées ne s’accordent pas sur un protocole unique pour l’obtention de la prothèse provisoire qui va être mise en place le jour même de l’intervention.
Différentes possibilités sont à notre disposition:
- réaliser un bridge provisoire à partir du montage directeur qui permet de positionner les implants ou transformer une prothèse amovible en bridge d’usage,
- effectuer une empreinte le jour de la chirurgie ou un rebasage direct en bouche,
- opter pour une prothèse scellée ou transvissée,
- préférer un protocole de chirurgie guidée permettant l’élaboration de cette prothèse avant même la phase chirurgicale.
Le but de cette communication est de faire le point sur ces différentes options en discutant de leurs avantages comme de leurs inconvénients à partir de la définition d’un cahier des charges concernant cette restauration provisoire qui doit idéalement:
- limiter au maximum les manipulations d’accastillage prothétique,
- reproduire de façon fidèle la position prédéfinie des dents prothétiques ainsi que de l’occlusion,
- être obtenue après un temps de travail réduit au fauteuil,
- permettre la mise en place d’une prothèse passive le jour même de l’intervention,
- fournir une temporisation efficace tant sur le plan esthétique que fonctionnel jusqu’à l’obtention de l’ostéointégration.


Marco DEGIDI (Bologne, Italie)

Le principal problème du clinicien est de sélectionner le plan de traitement approprié pour les patients présentant des dents manquantes ou compromises. Plusieurs objectifs cruciaux doivent être atteints: réduire au minimum la perte de la crête osseuse, l'augmentation du taux de survie des implants à long terme, l'amélioration des résultats esthétiques, la réduction du temps de traitement et du coût total et, le cas échéant, également réduire considérablement la nécessité de procédures d'augmentation osseuse. Chaque fois qu'il est possible de parvenir à la stabilité primaire et d'éviter les micro-mouvements de l'interface implant au cours de la période de cicatrisation, la mise en charge immédiate est le moyen idéal d'atteindre tous ces objectifs, que ce soit pour une seule dent ou pour le patient complètement édenté.
S'appuyant sur son expérience clinique, Marco Degidi se penchera sur ces sujets et présentera les bases scientifiques de ses conclusions.


Bertil FRIBERG (Göteborg, Suède)

Au cours de cette conférence, les résultats des traitements implantaires dans diverses situations cliniques vont être discutés.
Les résultats cliniques seront relatés à partir de :
- incidences de la qualité osseuse,
- incidences des volumes osseux disponibles,
- nouveaux composants et nouvelles procédures,
- techniques d'augmentation osseuse,
- chirurgie implantaire chez des patients présentant diverses pathologies systémiques,
- analyse des opinions actuelles sur les situations de périimplantites etc.


Ueli GRUNDER (Zollikon-Zürich, Suisse)

La pose des implants est devenue une procédure routinière et de bons résultats peuvent être atteints avec une prévisibilité élevée. Le domaine le plus difficile est toujours la zone esthétique. Les manipulations appropriées du tissu osseux et des tissus mous améliorent les performances esthétiques des restaurations appelées à durer, qui s'intègrent ainsi parfaitement et offrent un profil d’émergence en harmonie avec les dents voisines.
Il est intéressant d'analyser les changements au cours des 25 dernières années au regard des techniques chirurgicales et prothétiques ainsi que le bénéfice des nouveaux produits. Le résultat est surprenant ...


Stefan HOLST  (Erlangen-Nuremberg, Allemagne)

L’esthétique antérieure au moyen de réhabilitations personnalisées CFAO

L’esthétique et la longévité fonctionnelle sont les deux facteurs clés de succès pour les restaurations dentaires et implantaires. Les deux nécessitent une étroite collaboration et la communication entre les acteurs de l'équipe : le chirurgien, le praticien prothésiste et le prothésiste de laboratoire et la sélection adéquate du matériel et des technologies de fabrication. Bien que les implants dentaires puissent être considérés comme une norme bien prouvée aujourd'hui en dentisterie, les progrès récents dans la technologie CFAO ont un impact durable sur le laboratoire et l'environnement clinique. Les nouvelles technologies numériques associées à des programmes logiciels intuitifs pour la planification virtuelle d'une restauration et la fabrication industrielle permettent la fabrication standardisée de qualité et fiables en remplacement de nombreux protocoles de fabrication classique. Cela n’entraîne pas seulement un impact économique rentable sur le laboratoire dentaire, mais présente un avantage significatif pour le patient. La fabrication de restaurations usinées avec précision assure les plus hauts standards de qualité et peut ainsi répondre individuellement aux exigences des patients et de leurs attentes spécifiques.


Marie-Claire HUGLY (Vaumort, France)

Est-il envisageable pour un praticien de réaliser une chirurgie de pose d'implant sur un patient sans avoir procédé préalablement à un bilan technique et médical ? Le bilan psychologique fait partie du bilan médical : on ne s’adresse pas de la même façon à un patient présentant une anxiété situationnelle, un trouble dépressif ou une personnalité difficile. Les compétences relationnelles et une connaissance de la psychopathologie sont utiles pour optimiser la réussite du traitement et éviter une non adaptation à la demande du patient ou un échec.


Reinhilde JACOBS (Louvain, Belgique)

Au cours de la dernière décennie, il y a eu une tendance à accroître l'utilisation des informations 3D comme aide au diagnostic dento-maxillofacial et à la planification chirurgicale. Ceci est encore renforcé par l'introduction de l’imagerie dentaire à faisceau conique (cone beam CT) permettant la prévisualisation volumétrique de l’os de la mâchoire à des coûts et à des doses d’irradiation raisonnables. L’imagerie CBCT peut offrir de nombreuses possibilités de diagnostic et permet même de modifier les stratégies de traitement dans le domaine des soins bucco-dentaires. Un certain nombre de cas évidents évalués sur des clichés simples tels que les radiographies panoramiques et intra-orales, semblent cacher bien des pièges inattendus.
En outre, une croissance exponentielle des machines CBCT disponibles ainsi que des évolutions rapides au regard de la dose et de la qualité de l'image ont créé un décalage dans le temps presque infranchissable entre la déclaration des preuves scientifiques et l'utilisation clinique de l’imagerie CBCT. Des études récentes dans le cadre du projet SedentexCT Euratom indiquent d'importantes différences de dose de rayonnement, de qualité d'image, de précision dimensionnelle et d'expression d’artefacts en fonction de l'équipement et de facteurs liés au patient. L'impact de ces variables pour les images cliniques qui en résultent pour la planification préopératoire sera discuté.


Simon Storgård JENSEN (Copenhague, Danemark)

Divers matériaux de greffes utilisés lors des techniques d’élévation du plancher sinusien ont été amplement étudiés  et d’importantes séries de protocoles de greffes peuvent être considérées bien documentées. Les possibilités de greffes vont d’une membrane de Schneider très légèrement soulevée en laissant  un espace comblé par un coagulum à l’augmentation du volume osseux sinusien à l’aide de blocs osseux autogènes. La conférence va se centrer sur la prévisibilité des divers protocoles de greffes à l’aide de preuves cliniques. Les temps de cicatrisation dans les diverses situations seront suggérés selon le comportement des greffes autologues et des substituts osseux.


Pierre KELLER (Strasbourg, France)

Compte tenu de sa capacité de cicatrisation et de sa prédictibilité, l’os autogène reste le « gold standard » pour la reconstruction  des crêtes alvéolaires. Notre technique de greffe est basée sur le prélèvement rétromolaire et la préparation des blocs corticaux. Le respect du protocole standard de prélèvement avec la Microsaw® rend le geste opératoire reproductible, rapide et sûr. La forme de la nouvelle crête est reconstruite par de fines plaques corticales fixées à distance du site receveur. Le coffrage ainsi formé est comblé d’os particulaire favorisant le processus de régénération. Par cette méthode, la transplantation de blocs mandibulaires représente une méthode prévisible pour la régénération osseuse.


Georges KHOURY (Paris, France)

Les augmentations osseuses font souvent référence à des greffes autologues ou des régénérations osseuses guidées. L’avènement d'alternatives plus ou moins connues, comme les ostéotomies segmentaires, va dans le sens de la simplification et de l'allégement des procédures. Pour autant ces considérations ne sauraient être les seules et la compréhension des mécanismes biologiques de cicatrisation est la clé du succès et par conséquent, du choix le plus adapté à chaque contexte ou situation particulière.


Björn KLINGE  (Stockholm, Suède)

Les facteurs locaux qui affectent le résultat du traitement implantaire ont été décrits depuis longtemps. Récemment, une attention nouvelle a été portée vers les altérations tissulaires affectant l’alvéole avant et après l’insertion de l'implant. Les variations dimensionnelles survenant après l’extraction d'une dent et après l’insertion de l'implant peuvent parfois être considérables. En outre, la croissance continue du processus alvéolaire, au-delà des modifications reconnues jusqu'alors, a également appelé à une attention plus vigilante. Les implants unitaires antérieurs insérés dans un os en période de croissance peuvent se retrouver à un niveau nettement différent par rapport aux dents adjacentes naturelles. Cette présentation mettra l'accent sur ces risques parfois négligés dans la planification et l'exécution réussies du traitement implantaire.


Olivier LE GAC  (Toulouse, France)

La chirurgie implantaire n’échappe pas à la révolution numérique ; plusieurs systèmes de guides existent pour transférer en bouche de manière précise la planification réalisée informatiquement à partir de l’imagerie tri-dimensionnelle.
Ces différents systèmes sont habituellement comparés sur un seul critère : la précision. Si la précision du positionnement est déterminante, d’autres critères comme la qualité de la muqueuse péri-implantaire, la simplicité de mise en œuvre, ainsi que la possibilité de traiter tous les types d’édentements sont également capitaux.
La présentation tentera de montrer, à travers des exemples cliniques, comment la robotique passive répond à l’ensemble du cahier des charges implantaire, tout en améliorant la sécurité des traitements.


Marc LIPPERT  (Bruxelles, Belgique)

Président de session


Stefan LUNDGREN (Umeå, Suède)

La résorption osseuse consécutive à l'extraction des dents maxillaires postérieures entraîne parfois une perte osseuse importante dans le sens vertical et/ou horizontal risquant de compromettre la pose d'implants dentaires. Plusieurs procédures de greffes ont été utilisées en vue de recréer un volume osseux nécessaire au placement d'implants endoosseux dans les zones maxillaires postérieures atrophiées. La technique la plus courante est l'augmentation du volume osseux à la base du sinus. Plusieurs études ont relaté la chirurgie d'élévation du sinus maxillaire à l'aide d'une multitude de matériaux de greffes osseuses. Même si de l’os néoformé peut-être obtenu après avoir placé des matériaux de greffes dans le sinus maxillaire, ceux-ci ne constituent pas un prérequis à la formation osseuse. La simple élévation de la membrane du sinus, la création d'un espace lacunaire entraînant la formation d'un caillot sanguin sous la membrane de Schneider, peut entraîner une néoformation osseuse selon les principes de la régénération tissulaire guidée. Ce concept de reformation osseuse avec soulèvement de la membrane du sinus et placement simultané d'implants endoosseux est une technique innovante pour les chirurgies d'augmentation du volume osseux dans les secteurs sinusiens maxillaires.
Cette conférence va montrer différentes procédures de comblements sinusiens et va se concentrer sur l'évaluation clinique et histologique d'une nouvelle technique en vue d'augmenter le volume osseux dans les secteurs sinusiens sans avoir recours à des matériaux de greffes.


Amélie MAINJOT (Liège, Belgique)

La zircone a fait son apparition sur le marché de la prothèse dentaire au début des années 2000. Alliant esthétique, biocompatibilité et propriétés mécaniques, les fabricants l’ont proposée en remplacement du métal pour les infrastructures de couronnes et de bridges sur dents et sur implants. Mais à l’heure actuelle, les études cliniques portant sur les restaurations en zircone sont peu nombreuses, le recul est faible, et les données peu rassurantes, particulièrement en ce qui concerne les fractures de la céramique d’émaillage. Comment expliquer cette problématique, peut-on la prévenir, que penser des réponses des fabricants ? Quels sont les avantages et les désavantages réels de la zircone par rapport au métal et autres matériaux céramiques disponibles ? Peut-on s’y fier à long terme ? L’exposé répondra à ces questions à partir de cas cliniques et des données scientifiques récentes. Ce tour d’horizon nous éclairera sur les indications raisonnées de la zircone et nous permettra de mieux définir sa place dans la prothèse esthétique d’aujourd’hui et de demain.


David NISAND (Paris, France)

Les traitements parodontaux et implantaires ont fait la preuve indiscutable de leur efficacité à long terme. Si il apparaît aujourd’hui dépassé de les opposer, tant la littérature scientifique a démontré leur complémentarité, la question de la frontière entre ces deux options thérapeutiques reste posée.
Ainsi, en présence d’atteintes parodontales avancées,  la décision entre une approche conservatrice ou une approche implantaire peut s’avérer particulièrement délicate.
L’objectif de cette présentation sera donc, à travers une analyse de la littérature illustrée de situations cliniques,  de déterminer les critères à l’échelle dentaire qui permettent d’orienter la décision thérapeutique. L’importance du patient et de l’intégration de la décision thérapeutique dans un plan de traitement global seront également discutés.


Patrick PALACCI (Marseille-France)

Lorsque le Professeur P-I Brånemark découvrit l’ostéointégration, il pensa au traitement des patients édentés totaux considérés comme des invalides buccaux. Restaurer la fonction était alors l'objectif principal. Les cas complexes étaient les patients n'ayant pas assez d'os pouvoir bénéficier d'un traitement implantaire.
Au cours de ces deux dernières décennies, une autre composante est venue s'ajouter au traitement implantaire : l'esthétique. Il s'agissait alors de restaurer la fonction et la beauté du sourire. La complexité du traitement s'est alors accrue, pas toujours dans le bon sens…
Le Dr Patrick Palacci fera une synthèse réaliste des possibilités actuelles de traitements esthétiques.


Armand Régis PARANQUE (Paris, France)

Gestion des volumes osseux insuffisants dans les sites mandibulaires postérieurs


Bjarni E. PJETURSSON (Reykjavik, Islande)

Dans leur pratique quotidienne, les praticiens doivent relever le défi de prendre des décisions difficiles. Lors de la planification d'une reconstruction fixe, les possibilités les plus courantes concernent une prothèse partielle fixe dento- ou implanto-portée ou la dent unitaire. Dans la planification du traitement, plusieurs facteurs de risque doivent être pris en compte. Pour les reconstructions dentaires ou implantaires, des complications peuvent survenir au fil des années. Ces complications peuvent être mineures, qui peuvent être corrigées ou réparées sans avoir à investir beaucoup de temps et d'efforts. Mais il existe aussi des complications, classés comme des complications majeures, dont le traitement requiert beaucoup de temps et d'efforts ou pire encore, où la reconstruction doit être refaite. Il a été montré que, malgré un taux de survie élevé des réhabilitations implantoportées fixées, les complications biologiques et techniques sont fréquentes.
Lors de la comparaison entre réhabilitations implantaires et dentaires, les prothèses dentoportées ont un risque plus élevé de complications biologiques. Alors que les réhabilitations implantoportées présentent un risque plus élevé de complications techniques.
Comme il n'existe pas d’essais cliniques randomisés contrôlés dans la littérature dentaire comparant les prothèses dento- ou implanto-portées, une série d'examens systématiques a été réalisée pour évaluer et comparer les 5 et 10 années de survie des réhabilitations strictement dentaires (classiques ou présentant des cantilevers), les prothèses combinant dents et implants et les prothèses sur implants uniquement et pour évaluer l'incidence des complications biologiques et techniques.
Dans cette conférence, le résultat de cette étude systématique sera présenté et les divers facteurs de risque, qui doivent être pris en compte dans la planification du traitement de la reconstruction fixe, seront discutés.
Enfin, la question sera débattue de savoir s’il est possible de d’établir un plan de traitement fondé sur la preuve scientifique en dentisterie prothétique. Y a t-il suffisamment de preuves pour nous guider dans le choix entre les prothèses dento- ou implanto-portées (classiques ou présentant des cantilevers), les prothèses combinant dents et implants et les prothèses sur implants uniquement lorsque nous faisons notre planification de traitement ou ne nous reste-t-il que le pressentiment et notre expérience clinique?


Irena SAILER (Zürich, Suisse)

Le choix des composants des restaurations implantaires devient de plus en plus complexe en raison du nombre élevé d'options disponibles. D'une part, un choix doit être fait entre des solutions standardisées et sur ​​mesure lors du choix du pilier implantaire. Différents types de piliers et de matériaux comme le titane et diverses céramiques à haute résistance (alumine, zircone) sont proposés. Pour le choix des piliers, plusieurs facteurs doivent être pris en considération. La plupart d'entre eux sont esthétiques. En outre, le matériau pour la reconstruction doit être choisi. Les facteurs cruciaux pour la prise de décision sont la visibilité de la région (par exemple, si la ligne du sourire est haute ou basse), le biotype de la gencive (fortement ou faiblement festonné, mince ou épaisse), la teinte des dents voisines et, enfin, les attentes esthétiques du patient. Des études cliniques ont montré que, dans les situations esthétiquement exigeantes, les piliers personnalisés en céramique sont indiqués afin d'éviter les risques de décoloration des tissus mous. Toutefois, ces piliers en céramique présentent des risques de fractures au fil du temps en raison de la fragilité de la céramique. Les mêmes questions doivent être examinées en ce qui concerne les prothèses implantoportées fixées. Un arbre décisionnel quant au choix du type de restauration et de matériau sera donné lors de cette conférence.


Yves SAMAMA (Paris, France)

Le passage au “tout céramique” apparaît souhaitable dans de nombreuses situations cliniques, surtout dans le secteur antérieur, avec des réserves dans les situations de parafonction, de couronnes cliniques très courtes ou chez les sujets très âgés.
Cependant, la majorité des cliniciens et des auteurs se rejoignent pour reconnaître que la couronne céramo-céramique est plus complexe à réaliser, car elle nécessite la maîtrise d’un plus grand nombre de paramètres :
 • la préparation et l’empreinte doivent être rigoureuses ;
 • le choix du matériau d’infrastructure est décisif, car il est l’un des éléments de l’équation chromatique, au même titre que les paramètres suivants:
  - la couleur de la préparation, ainsi que la valeur de l’environnement parodontal ;
- la maîtrise de plusieurs procédés de fabrication au laboratoire ;
- le choix du mode d’assemblage (important, car il peut influencer la couleur du résultat final ;
- le réglage des rapports occlusaux (essentiel, car il n’existe pas de permissivité).
Par ailleurs, l’obtention de résultats reproductibles, en termes de réussite esthétique, ne dépend pas uniquement des matériaux utilisés, mais aussi de la qualité du couple praticien/prothésiste et de leurs plateaux techniques.


David SARMENT (Alexandria, USA)

L'introduction de l’imagerie à faisceau conique (CBCT) à la pratique dentaire a transformé la planification et la préparation en chirurgie implantaire. Le guidage chirurgical repose sur la qualité de la numérisation CBCT et sur une planification adéquate. De ce fait, la conférence exposera en premier lieu l’intérêt de l’imagerie CBCT dans le cadre d'une utilisation quotidienne dans un cabinet de chirurgie implantaire. Ensuite, la planification chirurgicale en trois dimensions sera exposée: la préparation à la greffe osseuse, l'évaluation du site greffé et l'utilisation du plan de traitement pour le guidage chirurgical seront discutées.
À la fin de cette session, les participants doivent:
- comprendre les avantages et les limites de la planification 3D du traitement,
- avoir une connaissance pratique de la numérisation CBCT,
- se familiariser avec les méthodes de transfert de la planification du traitement chirurgical au guidage chirurgical.


James M STEIN (Boston, USA)

Cette conférence va tenter d'examiner la réalité des préparations dentaires pour tous les types de restaurations céramiques, l'aménagement des tissus mous pour optimiser la ligne de finition, la sélection des matériaux en vue de la résistance et de l'esthétique pour réaliser des dents prothétiques comparables à des dents naturelles. L'accent sera porté sur l'analyse de l'impact opérationnel et économique des restaurations en une séance par technique CFAO E4D pour le traitement des dents naturelles et des réhabilitations implantaires. Cette technologie est maintenant disponible ; plus de 12 000 dentistes aux États-Unis l’utilisent et nous devons en être informés.


Philippe TARDIEU (Dubaï, EAU)

Seulement un pour cent tout au plus des praticiens implantologistes utilisent régulièrement ces techniques. Et pourtant les bénéfices sont énormes en termes de sécurité pour les patients, de précision pour obtenir des émergences esthétiques, de contrôle de la douleur avec les chirurgies transmuqueuses (micro-invasives), sans oublier l’investigation anatomique pré-implantaire qui prend une toute autre dimension en 3D, etc. Après vingt ans d’efforts, il est clair que la profession n’est pas prête à intégrer l’implantologie assistée par informatique telle qu’elle est proposée aujourd’hui. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce frein : le système est trop lourd à mettre en place, trop onéreux (une simple trousse de forage coûte 5000 € !), cette approche demande un entraînement assidu et une aisance à manier l’informatique (ce qui n’est pas l’objectif professionnel de tous les implantologistes), enfin les délais de réalisation sont considérablement augmentés par rapport à une mise en place implantaire traditionnelle.
En fait, la question n’est pas de savoir si les praticiens sont prêts à intégrer l’implantologie assistée par informatique, mais plutôt de savoir si l’implantologie assistée par informatique est prête à s’intégrer dans la pratique quotidienne des praticiens. Ces derniers ne sont pas en cause, c’est la technique, telle qu’elle est diffusée commercialement, qui n’est pas adaptée. Une équipe de scientifiques français s’est réunie pour analyser cette situation et tenter de proposer une alternative simple, peu onéreuse, efficace et de bon sens. Deux sujets touchent à cette problématique : les programmes d’imagerie et les guides chirurgicaux. Cette conférence se propose de présenter le « New Deal » en implantologie assistée par informatique. Pourquoi et comment faire aussi sûr mais plus simple, plus rapide et moins cher ?


Pascal VALENTINI (Paris-France)

Aujourd’hui, le défi que nous devons relever en implantologie est avant tout esthétique.
Pour répondre à cette demande toujours croissante, il est fondamental de pouvoir maitriser de façon prévisible la stabilité de l’os marginal qui garantira la stabilité des tissus mous.
Pour y parvenir il nous faudra raisonner de façon « biologique » afin de pouvoir recréer des conditions de travail idéales pour le tissu osseux. Ceci pourrait être possible grâce à une approche dynamique des tissus périimplantaires.


Avec la participation exceptionnelle de Xavier ASSEMAT-TESSANDIER (Paris - France)

Président de session


Avec la participation exceptionnelle de Marc LIPPERT (Bruxelles, Belgique)

Président de session



Marie Pascale HIPPOLYTE (Baillargues - France)

Traductrice

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